Monday, July 10, 2006

WHat you MIGHT find while digging up old files

This article appeared in Science et vie #947 in August 1996:

It is in French and I couldn't find the stamina to translate it (especially if you consider my mediocre capacity in translating) so I just past it here, you can easily skip it by scrolling down







Génétique

Les Basques avant tout le monde

Tout autant que sa langue, l'origine du peuple basque demeure mystérieuse. Forme-t-il la population la plus ancienne d'Europe occidentale ? Les découvertes de l'anthropologie moléculaire permettent de le supposer.

par Alexandre DOROZYNSKI

On savait déjà que les Basques ont des groupes sanguins et des marqueurs de protéines très particuliers, et qu'ils sont les seuls en Europe occidentale à parler une langue qui n'est pas d'origine indo-européenne. Une enquête d'anthropologie moléculaire portant sur plusieurs centaines d'hommes montre aujourd'hui que la majorité des Basques possèdent dans leurs chromosomes une séquence génétique qui ne se retrouve que dans une minorité de populations voisines de l'Europe occidentale, en France, en Espagne, en Italie et au Portugal.

L'étude indique que les Basques forment la population la plus ancienne de l'Europe de l'Ouest. Elle a résisté mieux que toute autre aux brassages génétiques qui ont transformé le continent depuis la « révolution néolithique » , c'est-à-dire depuis l'apparition de l'agriculture au Moyen-Orient, il y a une dizaine de milliers d'années.

L'anthropologie moléculaire permet, d'après la distribution de particularités génétiques chez des individus vivants, de dresser leur arbre généalogique et, parfois, de retrouver leur origine géographique. Le Pr Gérard Lucotte, de l'Institut international d'anthropologie, à Paris, étudie depuis plusieurs années les particularités du chromosome Y, dit sexuel, qui n'existe que chez les hommes. Ils sont en effet dotés d'un chromosome Y et d'un chromosome X, alors que le sexe féminin est caractérisé par deux chromosomes X.

Le chromosome Y contient de très nombreuses séquences d'ADN (acide désoxyribonucléique) non codant, c'est-à-dire n'entraînant aucune synthèse de protéines. Ces séquences non codantes sont transmises par le père à ses enfants mâles exclusivement - puisque les filles n'ont pas de chromosome Y.

Cartes d'identité chromosomique

Le Pr Lucotte a recherché dans les chromosomes Y des séquences - dites polymorphes - situées au même endroit (locus) du chromosome, mais pouvant comporter des combinaisons de bases d'ADN différentes d'un individu à l'autre. Chaque combinaison de ces séquences est appelée haplotype. Le haplotype est donc un ensemble de séquences de marqueurs génétiques, transmis en bloc, comme un gène, de père en fils (sauf mutation, qui est un événement rare). L'accumulation de certains haplotypes dans une population lui confère une identité génétique.

Gérard Lucotte a d'abord identifié, dans plusieurs groupes de la population française, seize haplotypes différents, numérotés de I à XVI, pour ce locus du chromosome Y. Après avoir comparé la distribution de ces haplotypes chez plusieurs centaines d'individus de sept populations d'Europe occidentale (Barcelone, Grasse, Lisbonne, Milan, Montpellier, Nancy, Paris), il a constaté qu'un certain haplotype (le XV) est le plus répandu en France, en Italie, en Espagne et au Portugal : 41 % des individus le possèdent. Ce même haplotype est encore plus fréquent chez les Basques : 72,2 % d'entre eux le possèdent. En revanche, très peu de Basques ont le haplotype XII, pourtant répandu en Europe du Sud, et pratiquement aucun Basque ne possède les haplotypes VII et VIII, fréquents dans les populations du Moyen-Orient.

Pour la plupart des autres haplotypes étudiés, la distance génétique (c'est-à-dire la différence, en termes de pourcentage) entre les Basques et les non-Basques était plus importante que la distance entre les sept groupes non basques. La distance génétique entre les hommes de Barcelone, Grasse, Lisbonne, Milan, Montpellier, Nancy et Paris ne dépasse pas 3 %. La distance génétique des Basques est de 8 % avec les Milanais et les Parisiens, et de 6 % avec les Montpelliérains et les Nancéiens (voir le schéma).

Les Européens de l'Ouest, fait remarquer le Pr Lucotte, sont génétiquement proches les uns des autres, à deux exceptions près : les Lapons, d'origine mongole, qui vivent dans le Nord des pays scandinaves, et les Basques. Mais les Lapons sont des Asiatiques qui habitent l'Europe, alors que les Basques sont des Européens de souche.

« Ces résultats établissent que le haplotype XV est le haplotype ancestral en Europe occidentale » , écrit Gérard Lucotte dans son étude (menée en collaboration avec le professeur de biomathématique Serge Hazout), qui vient d'être publiée dans le Journal of Molecular Evolution.

En outre, la quasi-absence des haplotypes XII, VII et VIII (venus d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient) confirme que les Basques ont conservé une grande partie d'un capital génétique ancestral, en dépit des migrations et des invasions successives en provenance de l'est et du sud. Cette constatation permet d'étayer l'une des hypothèses concernant l'origine de ce peuple. Les Basques, qui sont aujourd'hui quelque 3 millions, répartis sur une superficie d'environ 20 000 km2 en France et en Espagne, seraient les descendants les plus directs de ces artistes de l'âge de pierre qui, il y a une vingtaine de milliers d'années, ont orné de peintures merveilleuses les parois des grottes de Lascaux et d'Altamira.

L'histoire des Basques est mal connue. Les historiens de l'Antiquité évoquent les peuples implantés dans le triangle Pyrénées-Garonne-océan Atlantique : les Vascones en Navarre, les Varduli en Guipùzcoa et les Caristii en Biscaye. Au temps des Romains, ils se démarquent des autres populations en rebaptisant leur pays Novempopulanie - « pays des neuf peuples » . Les Navarrais, successeurs des Vascones, opposent une résistance farouche aux envahisseurs wisigoths, francs, musulmans, normands. Ce sont les Basques, et non les Maures, qui, en 778, déciment l'arrière-garde de l'armée de Charlemagne, lors de la légendaire embuscade de Roncevaux, où mourut Roland. Les Basques ne sont christianisés qu'au Xe siècle.

Leurs traditions ont vraisemblablement contribué à la conservation du patrimoine génétique ancien identifié par le Pr Lucotte : solidarité ethnique, permanence des cellules familiales, transmission des biens (la ferme, appelée caserio) à un seul héritier.

Sous l'Ancien Régime, les provinces basques bénéficiaient d'un statut privilégié : absence de servage, libertés garanties par des coutumes écrites, les « vieilles lois » , et par les assemblées populaires locales. Leur rêve d'autonomie s'évanouit après la Révolution, en France, et, en Espagne, après la défaite des carlistes (partisans de don Carlos, fils de Charles IV et prétendant conservateur au trône d'Espagne) en 1878.

La langue basque (en basque, euskera), non indo-européenne, est absolument unique au milieu des langues romanes (toutes d'origine indo-européenne) parlées alentour. Jules César et le géographe grec Strabon, qui visita l'Empire romain au début de notre ère, la décrivaient déjà comme très différente de la langue des Gaulois. Sa syntaxe et sa structure sont très particulières : aucun des efforts entrepris pour relier le basque à d'autres groupes linguistiques n'a abouti de façon convaincante.

On a également supposé que le basque est issu de (ou apparenté à) la langue des anciens Ibères, peuple dont la civilisation s'est épanouie à partir du vie siècle av. J.-C., au contact des Grecs et des Phéniciens, dont les navires sillonnaient la Méditerranée. On connaît l'existence de la langue ibère par des légendes de monnaies frappées au IIIe siècle av. J.-C., inscriptions partiellement rédigées en grec mais aussi dans un alphabet de vingt-huit caractères comprenant quelques lettres empruntées au grec et au phénicien, mais dont la plupart sont d'origine inconnue. En dépit de quelques ressemblances entre basque et ibère, la maîtrise du basque ne permet pas de comprendre l'ibère.

A la lumière des données de l'anthropologie moléculaire, il est tentant d'imaginer l'évolution du peuple basque depuis l'installation en Europe des premiers Homo sapiens, qui ont cohabité avec les hommes de Neandertal (la sous-espèce Homo sapiens neandertalensis a disparu vers 35000 avant notre ère). Aux environs de 8500 av. J.-C., apparurent au Moyen-Orient les premières techniques agricoles - culture, élevage. Des groupes humains quittèrent la Mésopotamie vers 7500 av. J.-C., à la recherche de nouvelles terres agricoles pour nourrir une population croissante. Ils auraient atteint les rivages de l'Atlantique vers 4000 av. J.-C. Installés au pied des Pyrénées, dans une région boisée au climat doux et humide, les « proto-Basques » , selon l'hypothèse de Gérard Lucotte, auraient commencé à pratiquer l'élevage, tissé des liens familiaux étroits et fondé des villages. Leur cohésion aurait ralenti la pénétration des gènes venus d'ailleurs.

Résistants au brassage
Le peuple basque a conservé la plus grande part de son capital génétique ancestral, malgré les brassages génétiques qui ont transformé l'Europe pendant des millénaires.


Science & Vie N°947, Août 96, page 52








The Basque people (for those of you who wish to know more about it) are a very closed society that has been very resistant to foreign invasion of Europe, they refused the Latin alphabet, and they kept there own society. There territory extends to the rocky region between France and Spain, they are most of all famous for there terrorist actions in Spain, there separatist organisation ETA is on the terrorist organisations' list.

Apparently, and according to this article, the Basque are very distinguished with there Genetic bagage. Now without going into the genetic details that will certainly bore you to death, what can be said in simple words is that the research was focused on certain parts of the Y Chromosome, and as a result they concluded that the genetic distribution in this region is different then the rest of Europe, and most precisely then the rest of France. Now be careful this study does not, in any circumstances, say that there is a Basque Gene or anything, just a genetic distance, divergence.

Which takes me to MY center of interest. Many times in my life I have heard talking about the Phoenician Gene, and many times I heard people say, 3an jad! they found it! it's scientifically proven. Now when I was 10 or 12 I was unable to answer these pretences, I didn't argue with anyone (I never argued with anyone) but I wasn't convinced. When I became a biology student especially in the last couple of years, it became more and more obvious to me that this theory is simply impossible. And this my friends is the final proof.

The Basque people are FAMOUS for there introversion. They are actually more closed than the jews, they were geographically, socially and politically isolated. After all they managed to preserve there own language when the Celts failed to do so, they are still closed until now. In addition properties are only transferred to the elder son, resulting in more genetic purification.

The shock in this situation is that they have a different Distribution of genes, they simply don't have there specific gene.

Let's compare it to the Lebanese or Phoenician situation:

  1. The Phoenicians were never closed, they were always bonded to there close and distant environment with commercial and matrimonial interactions.

  2. The Phoenician culture was always tolerant to occupation, sort of a pacific policy. They always accommodated to live with occupation. And when a nation occupies another one, the occupying force tends to inseminate some of its own people in the newly conquered area, and to give them advantages against the others.

  3. The modern Lebanese society cannot, under any circumstances, be assimilated to be the descendance of the Phoenicians. And especially not on the Biological/Genetic bases, even at the Phoenician times there were many other ethnics, there were many occupants and above that all, Lebanon today is the home of many minorities that came here to escape the political and/or religious persecutions. For example the Maronites originate from Syria and might be assimilated to the Syriac/Aramaic culture.

  4. Even the modern Lebanese society is still very opened to external marriage and everything


As a result of these factors, and probably many other factors that I am not aware of, the Lebanese panorama is to diverse and mixed up, we have people from all ethnicities and groups, we have blondes, brunettes and dark people, everything's passable here.

The concept of a Phoenician gene is IMPOSSIBLE. We are simply too diverse, there is no Lebanese group that can pretend to be genetically pure, or genetically more Lebanese than the other. And in fact that's the point of this whole concept, to find a gene that would become a proof of Lebanisation. To say I am more Lebanese than you are, because we simply can't possibly agree on what it's to be Lebanese. In case you didn't know, in our constitution Lebanon's not even an Arab country, in 1943 the Lebanese independence forces said "Lebanon is a country with an Arab façade" in order to appease the Maronite Lebanese against the growing Arab Unity ideologies...

It's crazy to be Lebanese, so exotic and unrealistic.

3 comments:

Nomad said...

j'avais fait des recherches sur les basques il ya quelques années, apparamment leur langue serait très proche d'une langue d'une ile du japon, celle des premiers occupant du japon, mais il ne resterait qu'une seule personne de cette ethnie, agée peut-être déjà morte

ah oui, les pheniciens, ça fait rêver, je crois avoir lu qu'il étaient venus d'Afrique, l'Erythrée, et que les premiers phéniens occupant le liban étaient de peau foncée

shlemazl said...

Spot on. It is a shame that the once great Punic civilization is long since gone. Without a doubt it has had a major impact on the European civilization as well as on Jews (who had common ethinic, cultural and religious roots with Phoenicians) and on North Africa.

Just a minor correction. You say: "preserve there own language when the Celts failed to do so". There are Celtic languages still in existence, for example Welsh.

Pazuzu said...

Nomad:

I didn't know that about basque people, I have to admit I didn't make much research at all. I prefer talking about Phoenicians:D

I don't know if they came from africa, I heard they came from the arab peninsula, back at the time when it was drying out. But no profound research there either. Alll the references I find about phoenicians are very general, probably because not many research took place, and because there poor cultural preservation.


Shlemazl:
What can I say, we phoenicians had something to do with everything exceptional hehe
About The language thing, I didn't mean to say that the celtic language's lost, but if you check it now you'd notice that there languages have become secondary after english or french, and the new generations are no longer interested in there parent's language. Many people are interested in the celte civilisation but not necessarily its language. Basque language's situation's better in that sense.